Une alternative durable, économique et écologique… aux tampons et autres serviettes périodiques ? La coupe menstruelle !

S’il est un sujet très peu évoqué, voire pas du tout dans les médias grand public, c’est bien celui des protections périodiques destinées aux femmes en période de règles. Hormis quelques publicités télévisées qui mettent en scène des tampons toujours plus efficaces pour absorber un verre de liquide bleu ( !), le sujet est quasiment tabou dans la plupart des émissions ou journaux français.

Les fabricants de tampons et autres serviettes périodiques ne s’y sont cependant pas trompés et proposent toujours plus de produits qu’ils déclinent de toutes les tailles, si ce n’est de toutes les couleurs, rallongeant ainsi les linéaires consacrés à ces produits dans les supermarchés. Car le marché est énorme ! Une femme utilisera en moyenne entre 10 000 et 15 000 protections périodiques jetables au cours de sa vie !

Et pourtant, qui peut dire de quoi se composent ces produits ? Car la liste des composants des tampons et serviettes hygiéniques ne figurent nulle part sur les paquets, les fabricants n’ayant pas obligation de les mentionner (on se demande bien pourquoi ?!). Composés uniquement de coton à l’origine, les tampons intègrent maintenant de la viscose ou des polymères, l’ensemble blanchi par traitement (notamment au chlore, qui forme de la dioxine toxique au contact de la viscose). Les serviettes classiques sont quant à elles composées de plastique qui favorise macérations et prolifération de bactéries et champignons (donc des mycoses).

Il existe aujourd’hui en magasins biologiques des marques alternatives qui proposent des produits composés à 100% de coton non traité et non blanchi. Mais ces produits coûtent chers et ne permettent pas d’éviter la montagne de déchets que ces protections représentent au final.

Des alternatives plus écologiques et économiques existent : les serviettes lavables, les éponges naturelles et les coupes menstruelles. Si ces dernières se développent et sont maintenant proposées dans la plupart des magasins biologiques, elles restent encore méconnues du grand public.

La coupe menstruelle (ou « cup » pour les intimes) est un petit récipient souple en silicone chirurgical ou en latex à placer à l’intérieur du vagin, où elle recueille directement le sang. Celui-ci n’est donc plus au contact de l’air comme avec les tampons et les serviettes, ce qui évite la macération et les odeurs caractéristiques des règles, les mycoses et les sécheresses vaginales.

Facile d’entretien, il suffit de la vider 2 à 3 fois par jour pendant son utilisation et de la rincer à l’eau courante. A la fin des règles, une désinfection à l’eau bouillante suffit avant de la ranger.

La seule contrainte réside dans l’apprentissage nécessaire pour la mettre et l’enlever correctement les quelques premières utilisations. Et bien sûr, elle nécessite d’être à l’aise avec son corps et de ne pas refuser catégoriquement de glisser deux doigts dans son vagin pour la manipuler.

Mais les avantages sont indéniables : la coupe menstruelle, c’est moins de déchet, un budget bien inférieur à celui des protections jetables (une coupe coûte entre 15 et 30 euros selon les marques et peut être utilisée une dizaine d’année), une utilisation pratique et confortable pour tous les sports, y compris aquatiques, moins de paquets stockés dans la salle de bain, et surtout plus de produit douteux directement au contact de la muqueuse vaginale.

Et pour toutes celles qui l’ont déjà testée, elle a été très largement adoptée !

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