La ménopause, quels risques ? [chapitre 2]

La ménopause est une étape fondamentale dans la vie d’une femme (si vous arrivez directement sur cette page, vous aimerez peut-être en savoir un peu plus sur la valse des hormones à la ménopause). Mais elle a aussi de nombreuses conséquences qui méritent que l’on s’y attarde. Histoire de bien connaitre ce que l’on veut éviter…

La dépression

La dépression est un risque non négligeable de ce passage délicat. Un certain nombre de femmes rencontrent des difficultés psychologiques lorsqu’elles s’identifient en partie, consciemment ou non, à leur capacité à avoir des enfants. Le deuil de la maternité peut s’avérer difficile chez certaines femmes qui pourront trouver auprès de psychothérapeutes une aide appréciable. De plus, cette dépression est d’autant plus renforcée par la baisse des hormones sexuelles, car l’œstradiol (l’un des œstrogènes) et la progestérone ont un effet antidépresseur documenté.

Les bouffées de chaleur

75% des femmes ménopausées subissent ou ont subi des bouffées de chaleur. Cette élévation excessive de la température corporelle est en lien avec une réponse de l’hypothalamus à la chute des œstrogènes, selon un mécanisme mal connu : l’hypothalamus réagit comme si le corps s’échauffait. Il commande donc la dilatation des vaisseaux sanguins périphériques et l’activation des glandes sébacées : ce sont les suées, souvent nocturnes, et les bouffées de chaleur.

La prise de poids et les maladies cardiovasculaires

Nombre de femmes associent la ménopause à la prise de poids. En réalité, les études montrent que la prise de poids est constante et régulière pour la plupart des femmes et des hommes à partir de la quarantaine. La ménopause n’y est donc pour rien. Sont en cause le mode de vie et le vieillissement. En revanche, la chute des œstrogènes entraine une nouvelle répartition des graisses corporelles : accumulation de plus de graisses au niveau de l’abdomen, ce qui augmente les risques d’inflammation, d’intolérance au glucose et de maladies cardiovasculaires. Ces dernières deviennent d’ailleurs la 1ère cause de mortalité des femmes après 65 ans.

L’ostéoporose

L’ostéoporose est la réduction de la densité du squelette, en particulier au niveau des vertèbres. Il est vrai que l’on a observé une accélération de la perte de la densité osseuse après la ménopause. Les œstrogènes sont en effet considérés comme protecteurs. Mais ils ne représentent qu’un facteur parmi d’autres, et n’ont d’impact que sur les os spongieux des vertèbres, pas sur le col du fémur (qui concerne les deux sexes).

Listés ainsi, les symptômes de la ménopause assombrissent une étape pourtant naturelle dans la vie d’une femme. Sachez cependant qu’un sondage d’opinion, effectué en 1998 a montré que plus de la moitié des Américaines âgées de 50 à 65 ans se sentaient plus heureuses et épanouies à cette étape de leur existence. Lorsqu’elles comparaient leur vie à celle qu’elles avaient eue dans la vingtaine, trentaine  et quarantaine, ces femmes trouvaient que leur vie s’était considérablement améliorée sous plusieurs aspects, incluant leur vie familiale, leurs centres d’intérêt, leurs amitiés, et leur relation avec leur mari ou leur partenaire…

A suivre, les solutions naturelles et fiables pour vivre au mieux cette période de transformation…

Sources :

  • Curtay J.P. Dr, Ménopause : comment passer ce cap en douceur, août 2016, Les dossiers de Santé & Nutrition.
  • Northrup C., La sagesse de la ménopause. 2011. Guy Trédaniel Editeur.

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