Alzheimer, comment un changement alimentaire peut tout changer !

Petit rappel de la fin de l’article précédent :

« La maladie d’Alzheimer semble de plus en plus résulter d’un dysfonctionnement du métabolisme du glucose. Or, sans glucose, donc sans énergie, la cellule ne peut fonctionner normalement. Ce métabolisme perturbé affecte la production et l’accumulation des plaques bêta-amyloïde et des protéines Tau, menant ainsi à la dégénérescence neuronale.

Notons aussi que le cerveau renferme 25% du cholestérol total, utilisé comme isolant, comme support aux messagers chimiques et comme aide à la communication entre cellules nerveuses. Il protège indirectement les autres graisses de l’oxydation. Il est donc un antioxydant et de ce fait un anti-âge !

L’apolipoprotéine E (ApoE) sert de transporteur au cholestérol. Elle permet ainsi la réparation des neurones en transportant le cholestérol et les graisses dont ils ont besoin. Il existe plusieurs ApoE dans la population : les personnes porteuses de l’ApoE4 acheminent moins de cholestérol protecteur aux neurones et ont statistiquement plus de risque de déclarer Alzheimer. C’est pourquoi de nombreuses études indiquent qu’il vaut mieux avoir un peu plus de cholestérol que pas assez en vieillissant !

Mangez plus de glucides et moins de graisses ! Ce leitmotiv rabâché depuis des décennies a mené à l’épidémie de diabète et d’obésité. On peut maintenant légitimement se poser la question quant à la maladie d’Alzheimer…

De plus, les glucides raffinés endommagent les protéines du corps humain selon le processus de glycation. Et cette glycation empêche les ApoE de prendre en charge le cholestérol correctement. »

L’ensemble de ces considérations et le témoignage argumenté du Dr Mary T. Newport dans le livre « Maladie d’Alzheimer, et s’il existait un traitement ? Les molécules de l’espoir » sorti en France en 2014, ouvrent la voie vers une nouvelle approche de cette maladie : apporter une source d’énergie alternative aux neurones qui peut leur permettre de continuer à fonctionner. Et effectivement, lorsque les neurones ont à leur disposition ces nutriments appelés cétones, on observe une amélioration des performances cognitives et une diminution des troubles chez nombre de patients. Ces « molécules de l’espoir », les cétones, sont des substances naturelles produites par le foie à partir des graisses alimentaires. Et grâce à une diète particulière, la diète cétogène, on sait augmenter le taux de cétones dans le sang.

La diète cétogène est un régime particulier utilisé à des fins thérapeutiques depuis plus de 90 ans, pour lutter notamment contre les crises d’épilepsie. Ce régime alimentaire très pauvre en glucides et riches en graisses mène à la production de corps cétoniques.

Il est également possible de stimuler la production de corps cétoniques par le foie en apportant dans l’alimentation (ou sous forme de compléments) des graisses bien particulières : les triglycérides à chaines moyennes (ou TCM). On les trouve en quantité dans l’huile de coco.

Sans aller jusqu’au régime cétogène strict, qui reste relativement contraignant et difficile à suivre, il est donc possible en modifiant son alimentation et en apportant tout ce dont l’organisme a besoin, de ralentir la maladie. Ces mesures nutritionnelles, relativement simples à mettre en œuvre sont :

  • Apporter quotidiennement et progressivement de l’huile de coco
  • Réduire sa consommation de glucides (et ne conserver que les glucides à IG[1] bas)
  • Réduire l’ingestion des produits de glycation : en pratique, cela passe par des cuissons à basse température, à la vapeur douce ou à l’étouffée
  • Complémenter pour éviter les déficits en vitamines et minéraux
  • Prendre les compléments alimentaires qui ont fait leur preuve pour aider à ralentir l’évolution de la maladie (gingko biloba, huperzine A, CoQ10, omégas 3…).

A ces réformes alimentaires, il est aussi primordial d’associer de l’exercice physique, un environnement sain et non pollué…

Alors, vous n’avez rien à perdre à essayer, et tout à y gagner…

Sources :

De la Monte S.M. & Wands J.R. 2008. “Alzheimer’s disease is type 3 diabetes – Evidence reviewed”, Journal of Diabetes Science and Technology. Vol. 2, pp 1101-1113.

Newport M.T. « Maladie d’Alzheimer, et s’il existait un traitement ? Les molécules de l’espoir », Editions Josette Lyon, 2014.

Serrand M. Dr. « Maladie d’Alzheimer, et s’il y avait un traitement ? », Thierry Souccar Editions, 2014.

Souccar T. 2011. « N’attendez pas que votre médecin vous déclare Alzheimer », Santé Nature Innovation.

[1] Indice Glycémique : indice servant à classer les glucides en fonction de leur capacité à élever le taux de sucre dans le sang.

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